restitution de l’atelier d’écriture animé durant le premier semestre 2018 par l’auteure et comédienne Isabelle FRUCHART, dans le cadre de sa résidence à l’association La Semaine du Son financée par la Région Ile-de-France

Mercredi 20 juin à 19h

Théâtre Berthelot 6, Rue Marcelin Berthelot 93100 Montreuil

Entrée libre et gratuite

Projet inouï
Illustration : Jean-Marc L’HOTEL

Lecteurs : des membres de l’association La Semaine du Son et des adolescents hospitalisés en psychiatrie dans l’unité créée par Ville-Evrard au CHI André-Grégoire à Montreuil.

Enregistrement et mise en son : Jean-Marc L’HOTEL, architecte sonore

Conception et mise en scène : Isabelle FRUCHART

Stagiaire : Mariam DELSOURI

 

 

ISABELLE FRUCHART, COMÉDIENNE AUTEURE EN RÉSIDENCE À LA SEMAINE DU SON :

« Ma résidence est l’occasion de faire une recherche sur les mots que l’on pose sur ce qu’on entend : « la langue du son ». À travers un atelier d’écriture, des restitutions sonores et scéniques, et la création de deux bibliothèques.

L’idée de mes ateliers m’est venue au lendemain de l’attentat à Charlie Hebdo.

Quand je pense son, je pense écoute

Dans l’espace de l’écriture, la mienne et celle des ateliers, rien ne m’intéresse plus que d’écouter cette chose qu’on passe son temps à taire et à dissimuler devant les autres et son propre miroir : la fragilité.

Et quand je considère la société, je me demande si la fragilité ne se trouve pas, notamment, du côté de ces adolescents sur la brèche, dont on ne sait de quel côté ils peuvent basculer. Ces ados qui souffrent de n’avoir pas été assez écoutés, et qui nous dérangent car ils ne filent pas droit dans la plate-bande.

Ayant entendu parler du travail d’écoute et d’accompagnement hors du commun pratiqué en psychiatrie par l’établissement de Ville-Evrard, j’ai voulu travailler avec les ados hospitalisés en psychiatrie dans l’unité créée par Ville-Evrard au CHI André-Grégoire à Montreuil.

Pour prêter l’oreille à ces jeunes hospitalisés

Leur donner la parole dans un atelier d’écriture, et donner leur parole à entendre à l’extérieur du lieu où ils sont accueillis. Ainsi est née l’idée d’un échange épistolaire, entre ce groupe d’adolescents et un groupe d’adultes, adhérents de la Semaine du Son. Un échange d’une dizaine de lettres.

J’ai voulu que cette parole soit donnée à entendre non seulement à ces adultes-là, acousticiens, musiciens, cinéastes, qui s’intéressent au son, mais aussi à un public lambda, à l’occasion d’une restitution scénique sur le plateau du théâtre Berthelot à Montreuil.

J’ai voulu aussi que cette parole soit pérennisée : les lettres seront enregistrées et habillées de son par l’architecte sonore Jean-Marc L’Hôtel, et ces enregistrements seront accessibles dans un meuble d’écoute au casque, qui sera installé dans les lieux partenaires de la résidence, ainsi que, je l’espère, dans l’enceinte de l’Unesco : ayant déposé une charte du son qui fut ratifiée par l’ONU le 31 octobre 2017, la Semaine du Son y organise un événement chaque année.

En complicité avec la librairie Folies d’encres de Montreuil, je vais également créer une bibliothèque de livres qui consolent, dont les ouvrages seront installés dans l’enceinte de l’établissement qui accueille les ados.

Ainsi qu’une bibliothèque de livres de fiction qui parlent de son ; ils seront installés au CDI du lycée Eugénie-Cotton, à Montreuil.

Avec les élèves de la classe de CAP option librairie de ce lycée, nous préparerons l’éloge public d’un ouvrage choisi.

A partir des ouvrages collectés et des lettres de l’atelier d’écriture, un « lexique du son » sera créé… »

 

Projet inouï